vendredi 18 décembre 2009

Blog en pause

Cher tous,

Mon blog est entre parenthèses jusqu’à fin février.

En attendant de vous retrouver dans un peu plus de deux mois, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d'année. Voeux de bonheur et de gaïté pour tous.


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Ce qui est passé a fui ;
Ce que tu espères est absent ;
Mais le présent est à toi.

Proverbe arabe



jeudi 17 décembre 2009

Les programmes de la semaine

Que veulent les Kurdes ?

Une enquête réalisée par l’université Bahçeşehir entre juin 2008 et septembre 2009 auprès de 4.761 personnes donne des résultats surprenants qui risquent fort de déplaire aux nationalistes kurdes.


L’enquête a été réalisée en deux étapes : La 1ère dans l’Est et le Sud-Est anatolien (Adıyaman, Ağrı, Batman, Bitlis, Diyarbakır, Elazığ, Erzurum, Hakkâri, Iğdır, Kars, Malatya, Mardin, Muş, Siirt, Şanlıurfa, Şırnak, Tunceli, Van etc…) et la seconde dans les zones d’émigration des populations vivant dans l'Est et le Sud-Est anatolien (Ankara, Adana, Mersin, Antalya, Aydın, İzmir, Manisa, Bursa, Kocaeli et İstanbul). La langue maternelle des sondés est le turc pour 35.5 % d’entre eux et le kurde pour 51.8 %.

Représentation politique des citoyens d’origine kurde

A la question «Est-ce que le DTP représente l’ensemble des Kurdes ?» 47.5 % des habitants de l’Est et du Sud-Est anatolien répondent NON, 23.5 % affirment le contraire tandis 29 % n’ont pas d’opinion. Dans les zones d’émigration, 54.4 % répondent NON, 23.5 % OUI et 31.1 % n’ont pas d’opinion.

Dans l’enquête réalisée par BILGESAM et publiée début octobre 2009, il apparaît qu’1 électeur du DTP sur 3 ne fait pas confiance à son député, la moitié de l’électorat du DTP n’a aucune confiance en Abdullah Öcalan et seulement 19.7 % souhaitent qu’il soit amnistié.

Y a-t-il un problème kurde en Turquie ?

56.3 % des sondés répondent OUI tandis que 27.1 % pensent le contraire.
53 % estiment que l’action du gouvernement pour résoudre les problèmes des citoyens de l’Est et du Sud-Est n’est pas suffisante.
54.5 % jugent que l’Etat n’offre pas un service public égal à tous les citoyens.

A la question «Par qui subissez-vous une discrimination ethnique ?» 21.4 % répondent l’Etat. Toutefois, seulement 17.6 % affirment avoir été victime de discrimination fondée sur l’appartenance ethnique.

Les raisons du terrorisme

31.6 % disent que la raison principale est le chômage, 19.7 % les discriminations, 12 % les puissances étrangères. 21.6 % n’ont pas d’opinion.

Le sentiment d’appartenance nationale

94.4 % des sondés affirment que la République turque est importante pour eux. Ce taux monte à 99.1 % parmi ceux qui ont migré vers d’autres régions de la Turquie. 78.8 % disent qu’ils ne renonceront pas à la nationalité turque.

Conclusion

D’après Ercan Çitlioğlu, responsable de l’enquête, le problème kurde ne pourra être résolu que par une politique d’Etat et non par des mesures gouvernementales ponctuelles. Il reste optimiste même si le phénomène migratoire tend à propager le problème à tout le pays. Selon lui la cause de cette migration n’est pas le terrorisme mais des raisons familiales. Le plus grand problème des citoyens d’origine kurde est le chômage tandis que l’enseignement public de la langue kurde ne fait pas partie de leur préoccupation première.

Source : Vatan

mardi 15 décembre 2009

La politique ou les armes, il faut choisir

Comme on s’y attendait, ainsi que les nationalistes kurdes le souhaitaient, le DTP, la vitrine politique du PKK, a été dissous. Pouvait-il en être autrement alors que les liens entre le DTP et le PKK sont admis par les leaders du DTP eux-mêmes ? Il y a quelques jours, Emine Ayna, la n° 2 du DTP disait hilare devant les caméras «L’ouverture est terminée. Notre base veut qu’on retourne dans les montagnes». Si la n° 2 du DTP affirme que la place du DTP est dans les montagnes avec leurs copains du PKK, que pouvait faire la cour constitutionnelle ?

Evidemment, chacun a son opinion sur cette dissolution. Pour certains, elle est justifiée en droit, pour d’autres, elle est politique ou même anti-démocratique. Quel ennui de voir toujours les mêmes radoter : «Dans une démocratie digne de ce nom, les partis politiques ne sauraient être interdits». Nos libéraux sont tellement conformistes qu’ils en deviennent prévisibles. Quand on leur rappelle que la dissolution du parti basque Herri Batasuna (vitrine politique de l’ETA) a été jugée conforme à la CEDH, ils s’énervent «On s’en fout du droit. Les cours constitutionnelles ne sont pas là pour juger en droit mais en opportunité politique». Bien, bien ! C’est précisément ce qu’a fait la cour constitutionnelle turque puisqu’elle a pris soin de n’exclure de la vie politique que deux députés sur les 21 qui siégeaient à l’assemblée laissant ainsi la possibilité aux nationalistes kurdes de former un nouveau groupe parlementaire. Ils en ont décidé autrement puisqu'il est prévu que l’ensemble des députés du DTP démissionne.

Les nationalistes kurdes sont face à un choix : soit ils font de la politique, soit ils prennent les armes et retournent dans les montagnes. Faire de la politique n'exclut pas la formulation des revendications séparatistes. Ce qui est clair, en revanche, c'est qu'ils ne peuvent pas à la fois siéger à l’assemblée et soutenir une organisation terroriste. Ils sont obligés de tenir compte du contexte turc. Pour les Turcs, le PKK est l’organisation terroriste la plus meurtrière au monde. Il n’est pas question de le légitimer aux yeux de l’opinion publique. C'est la raison pour laquelle, la décision de la cour m'apparaît juste et opportune car elle tient compte de l'opinion publique. On ne pouvait plus laisser le DTP organiser la rébellion kurde sous les yeux des citoyens turcs et espérer que ces derniers resteraient stoïques. Les événements tragiques d'aujourd'hui sont là pour nous le rappeler.

1981 – Contre le racisme à la française

Voici un texte de Félix Guattari tiré de son livre "Les Années d’hiver, 1980-1985". Le philosophe dénonce le racisme ambiant de la société française. Ca se passe en 1981. Trente ans plus tard rien n’a changé. Peut-être que si tout compte fait, quelque chose a changé. La droite n’a plus de complexe. Ce n’est plus la droite de Chichi qui refusait de frayer avec le front national. C’est la droite dure qui a fait siennes les valeurs de l’extrême droite.

"Dans quelle sorte de société de merde est-on en train de nous précipiter ?

Où veut-on en venir ? Dans quelle sorte de société de merde est-on en train de nous précipiter ? Le sort actuel des jeunes Maghrébins de la seconde génération est, à cet égard, exemplaire. Nés en France ou y vivant depuis leur enfance, ils sont aujourd’hui un million cinq cent mille à être pris pour cibles, non seulement par les flics en uniforme, mais aussi par les flics miniatures implantés dans la tête de tout un bon peuple en mal de sécurité. Inutile de leur mettre des étoiles jaunes, on les détecte au premier regard, au feeling. Objets de haine et de fascination, l’inconscient collectif les a relégués dans ses zones d’ombre les plus inquiétantes. Ils incarnent tous les maléfices de notre société, toutes les incertitudes de la situation présente. Alors que, dans le meilleur des cas, les travailleurs immigrés de la première génération – vous savez, ceux que l’on voit sur les chantiers avec leurs pelles, leurs marteaux piqueurs, leurs cirés jaunes et leurs gamelles – relevaient d’une sorte de « complexe de l’Oncle Tom », fait de compassion et de mépris, ces jeunes sont vécus comme une nouvelle race de fauves urbains, qui risquent de contaminer, par leur exemple, la partie la plus exposée de notre blanche et saine jeunesse. Leur vitalité provocante est subversive en tant que telle ; leur bronzage permanent est ressenti comme une provocation. Et puis, c’est énervant, on dirait qu’ils sont constamment en vacances ! Ils semblent aller et venir à leur guise. Il n’est évidemment pas question de réaliser que leur « disponibilité » apparente et, pour quelques-uns, leur délinquance résultent principalement de leur exclusion sociale, du chômage et de la nécessité, fréquente pour nombre d’entre eux, d’échapper au quadrillage territorial. Il est toujours plus facile de criminaliser les victimes et de fantasmer sur leur dos que de faire face aux réalités !

Pour exorciser un tel phénomène, pour chasser cette jeunesse de ses rues et de son imaginaire, la société française a recours à tout un éventail de rituels conjuratoires, de comportements sacrificiels et aussi de mesures discriminatoires d’ordre policier et administratif. Il y a les fantasmes de pogrom, parallèles au discours manifeste des médias. Tout haut, on parle de quotas, de « vrais problèmes », qui seraient mal posés par les élus communistes, tandis que, tout bas, on rêve de chasse à l’homme : « Il faudrait leur couper les couilles à tous ces types-là, pour qu’ils laissent enfin tranquilles nos femmes et nos filles. » Les actes « manqués » de plus en plus fréquents, les bavures policières et les exploits des tenants de l’autodéfense, comme par hasard, atteignent presque toujours des immigrés. Il y a la réalité pénitentiaire : 75 % des détenus mineurs portent un nom arabe. Et il y a la solution finale ou que l’on imagine telle : l’expulsion massive.

Sous le premier prétexte venu, les jeunes Maghrébins – plutôt les jeunes gens que les jeunes filles, qu’on espère peut-être récupérer et assimiler – sont expédiés de l’autre côté de la Méditerranée, où ils se retrouvent dans des pays qu’ils ne connaissent pratiquement pas, au sein desquels ils n’ont pas d’attaches véritables et qui, d’ailleurs, ne souhaitent nullement leur venue. Dans ces conditions, 90 % d’entre eux reviennent en France aussitôt que possible et par n’importe quel moyen. La France est leur territoire, sinon leur patrie ; ils y ont leurs amis, leur mode de vie bien particulier. Ils savent qu’un jour ou l’autre ils seront repris par la police, mis en prison et réexpulsés, mais ils n’ont pas d’autre choix.

Sans la lucidité et la détermination d’une poignée de prêtres, de pasteurs et d’anciens militants anticolonialistes, l’opinion publique aurait continué d’ignorer totalement l’existence de cette noria absurde et monstrueuse. Pour parvenir à se faire entendre, certains d’entre eux n’ont pas trouvé d’autres moyens que d’entamer une grève de la faim illimitée – c’est-à-dire jusqu’à la mort. Leur objectif, formulé par Christian Delorme [2], prêtre lyonnais, est d’obtenir l’aménagement du texte de loi actuel relatif aux immigrés, par l’adoption d’une circulaire stipulant que les jeunes nés en France ou y ayant vécu plus de la moitié de leur vie ne pourront plus désormais être expulsés. Voilà qui est clair, simple et même modeste.

Une victoire sur ce point, outre qu’elle éclairerait quelque peu l’avenir des intéressés, aurait l’immense intérêt de démontrer qu’il est possible aujourd’hui d’engager des luttes à contrecourant dans des domaines de ce genre, que rien n’est joué, que tout est encore possible. La campagne actuelle de soutien aux grévistes de la faim, pour être efficace, pour être à la mesure de son enjeu, s’efforce de trouver des moyens d’expression d’une autre nature que les formes d’action humanitaire traditionnelles. Par exemple, les signataires de l’appel contre « La France de l’apartheid » se sont déclarés prêts à lutter contre les expulsions, y compris par des moyens illégaux. Il ne s’agit donc pas seulement de s’attendrir sur le sort des immigrés, il s’agit de changer un mode de ségrégation raciale profondément ancré dans la subjectivité collective. La nouvelle guerre coloniale interne qui est en train de saisir de l’intérieur les anciennes puissances impérialistes (en Angleterre, en France, en Belgique…) ne concerne pas uniquement un problème sectoriel ; il en va de l’avenir de l’ensemble des luttes sociales dans ces pays. Il est clair qu’on ne laissera pas impunément le nouveau type de pouvoir autoritaire inauguré par Giscard d’Estaing se faire la main sur les couches les plus vulnérables de la société. Après la loi Peyrefitte [3], après la tutelle renforcée sur les médias, les universités, les administrations, c’est un renforcement systématique du contrôle social qui est programmé. On prétend faire de la France une des puissances clés du nouveau capitalisme mondial. Pour cela, il convient de soumettre, de gré ou de force, l’ensemble des populations vivant dans ce pays. Les Français doivent se vivre comme une race dominée par les nouveaux modèles capitalistes et comme une race dominante par rapport à tous ceux qui échappent à ces mêmes modèles. Ils doivent s’habituer à sacrifier leurs propres différences, la particularité de leurs goûts, la singularité de leurs désirs et, symétriquement, celle des autres. Le renouveau des luttes sociales, la redéfinition d’un authentique projet de libération sociale passent inéluctablement par une assumation totale de la multisocialité sur tous les plans et dans tous les domaines."

[1] Que mille fleurs de lotus parsèment sa céleste route.

[2] Surnommé "Le Curé des Minguettes, très impliqué dans le dialogue inter-religieux, notamment avec les Musulmans, il fut l’un des initiateurs de la Marche des beurs en 1983.

[3] La loi Peyrefitte de février 1981 légalisait les contrôles d’identité « à titre préventif ». En pratique, ces contrôles serviront d’abord à repérer les étrangers en situation irrégulière.

Source : Article XI

Intolérance religieuse : valeur commune à l'humanité ?

La poule : Nous ne voulons pas de minarets chez nous !
L'oeuf : Nous ne voulons pas de voisins non musulmans !..

Musa Kart 5 Décembre 2009 Cumhuriyet

Ouverture démocratique vue par les caricaturistes

















lundi 14 décembre 2009

Henri Guaino : assimilez-vous !

Henri Guaino, Conseiller spécial du président de la république a donné une interview très intéressante au journal La Croix. Il aborde différents sujets qui font l’actualité : l’interdiction des minarets en Suisse, la laïcité positive chère à Nicolas Sarkozy, la place de l’Islam dans les sociétés occidentales, la nécessité pour les musulmans de se faire discrets ...

Dans l’extrait que je vous propose, il revient sur l’idéal de la république dont le programme serait l’assimilation. Evidemment, ce n’est pas une surprise puisque c’est l’ambition des Etats fondés sur le concept Etat-Nation. Toutefois, cette volonté assimilatrice n’a jamais été clairement exprimée en France. Jusqu’à maintenant, on préférait parler d’intégration.

N’est-il pas troublant qu’à l’heure où l’UE demande à la Turquie de donner de plus en plus de droits à ses minorités ethniques et religieuses, le pilier de l’UE fasse exactement le contraire en défendant une politique assimilatrice avec pour ambition affichée d’effacer les différences entre les citoyens ? Si la préservation des identités culturelles et religieuses fait la richesse de la Turquie, pourquoi en irait-il autrement en France ?

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"Entre la « laïcité positive » défendue par Nicolas Sarkozy au Latran et cette injonction à pratiquer sa religion dans la « discrétion », quelle est la cohérence ?

L’expression « laïcité positive » n’a pas été comprise et son sens a été déformé. Mais sur le fond, le président de la République a toujours considéré que la laïcité, c’est le respect de toutes les croyances et non le rejet de toutes les religions. Du point de vue de la tradition républicaine, il a raison, en particulier si l’on se réfère à Jules Ferry, dont il a lu, durant le Congrès de Versailles, un extrait de la très belle lettre aux instituteurs sur l’enseignement de la morale.

Si l’on refuse le communautarisme, le développement séparé, si l’on veut vivre ensemble, il faut accepter le mélange, le métissage. Pour que cela soit possible, il faut exclure toute attitude de défi, de provocation, d’ostentation. Il ne faut pas se laisser aller à la concurrence des mémoires et des croyances.

La discrétion, ce n’est rien d’autre que le respect que chacun doit à celui avec lequel il veut vivre. La discrétion, c’est ce qui permet à l’assimilation de s’opérer tout naturellement. Et une assimilation réussie, c’est la clé du métissage.

Pourquoi employez-vous le mot « assimilation » et non pas « intégration » ?

L’assimilation est le programme de la République. Au cœur de l’imaginaire républicain, il y a l’image du creuset. Le but, c’est qu’il n’y ait plus de différence entre les citoyens, quelles que soient leurs origines. L’assimilation, ce n’est pas la juxtaposition de communautés enfermées dans leur histoire et refusant de partager quoi que ce soit avec les autres.

La République ne demande à personne d’oublier d’où il vient. Mais elle demande à chacun de partager une histoire, une culture, des valeurs, une destinée… C’est un très bel idéal, nullement sinistre comme je l’ai entendu dire par un parlementaire à l’Assemblée nationale lors du débat sur l’identité.

Pour moi, l’exemple accompli de l’assimilation culturelle, c’est Senghor, pleinement de culture française et pleinement africain. Il écrit des poèmes africains en français. Y a-t-il plus belle réussite de métissage ? Plus bel idéal à proposer à une jeunesse désemparée de ne plus savoir qui elle est ?"

Et ça continue encore et encore

La mosquée de Castres a été profanée dans la nuit de samedi à dimanche.

C'est ce qui arrive quand la parole raciste est libérée et qu'il n'y a personne pour condamner.

dimanche 13 décembre 2009

La mode est aux brunes minces

Miss Gibraltar, Kaiane Aldorino, a été élue Miss Monde 2009

samedi 12 décembre 2009

La mode est aux rondes


Depuis quelques jours les grands quotidiens turcs nous informent qu’il y aurait de l’eau dans le gaz entre l’actrice Beren Saat et son fiancé à cause des scènes d’amour dans son dernier film. On y voit un bout de sein.

Le plus choquant dans ces photos n’est pas le bout de sein décharné de Beren Saat mais son extrême maigreur. Franchement, je la trouve repoussante de maigreur. Il est temps d’en finir avec ces squelettes ambulants qui symbolisent soi-disant la beauté féminine. Une femme normale ne fait pas taille 34 comme Beren Saat mais minimum 40. Et encore, je crois bien que la majorité des Françaises fait du 42.

Au mois de septembre dernier, le magazine Glamour américain avait publié la photo de Lizzie Miller (20 ans, 1.80, 79 kilos) qui avait été plébiscitée par les lectrices du journal : «Enfin des vraies femmes dans les journaux féminins», écrivaient-elles. D’accord avec elles. Ras le bol des maigres, vive les rondes !

vendredi 11 décembre 2009

Oğuz Boran - Fikrimin İnce Gülü


Le lip dub des jeunes de l'UMP... piraté!

Ils sont dans une autre dimension : la planète sarkozyxstia.
Mais c'est irrésistible. Savourez :)


mardi 8 décembre 2009

Başımız sağolsun


Cengiz Sarıbaş
Fatih Yonca
Ferit Demir
Kemal Pide
Onur Bozdemir
Harun Arslanbay
Yakup Mutlu

Un peu d'humour

Docteur, je n'arrive pas à défendre mes droits. Tout le monde m'exploite !


Noon ! Nooon ! Jamais nous ne te mangerons ...

Où que je regarde, c'est toi que je vois.

Allez viens, ce soir, on va préparer de superbes de côtelettes d'agneau.
Super !!! J'en avais marre de brouter de l'herbe tous les jours...



Déshabille-toi, n'aies pas honte. Nous faisons de l'art.

Le fils : Tous les membres de la famille ont fait des mariages cosanguins. Pourquoi vous ne me donnez pas l'autorisation ?
La mère : On a tiré les leçons de nos erreurs. Pendant des années nous avons eu des enfants handicapés. Toi tu as eu de la chance. Samer, dis quelque chose toi aussi.
Le père : Mon fils, t'es bête ou quoi ? Pourquoi tu veux te marier avec ton oncle ?


Pourquoi tu rigoles ? C'est ma mère qui l'a mis pour éviter la poussière.


Source : Vatan

lundi 7 décembre 2009

Keep Smilin’, Keep Laughin’, Be Happy !

Gestes de première urgence made in türkiye



L'ambassadrice de la France s'appelle Malika

dimanche 6 décembre 2009

Tolérance et foi religieuse

Selon une étude réalisée par les Professeurs Dr. Ali Çarkoğlu et Dr. Ersin Kalaycıoğlu de l’Université de Sabancı, la religiosité et le conservatisme seraient en hausse en Turquie. Ce sondage a été effectué dans le cadre de l’enquête de l’ISSP (International Social Survey Programme) qui évalue la religiosité dans 43 pays.

Foi en Dieu

93 % des personnes interrogées affirment ne pas avoir de doute quant à l’existence de Dieu, tandis que 9-10 % émettent des doutes quant à l'existence d'un Dieu unique. Seulement 2 % se disent athées.

Foi et tolérance

Si 89 % des sondés répondent qu’il est nécessaire de faire preuve de tolérance, 37 % affirment qu’ils s’opposent fermement à la présence de candidats appartenant à une autre religion ou défendant des idées qu’ils n’approuvent pas sur les listes du parti pour lequel ils souhaitent voter, tandis que 23 % y sont tout-à-fait favorables. 36 % estiment que ces personnes ne devraient absolument pas avoir le droit d’organiser des réunions publiques pour défendre leurs idées tandis que 11 % y sont tout-à-fait favorables.

Si 90 % des personnes interrogées manifestent de la tolérance envers les musulmans, ce pourcentage tombe à 29 % pour les chrétiens, 18.7 % pour les bouddhistes, 19.4 pour les hindous et 21.9 pour les juifs.

Bref, c’est le règne de l’intolérance. Il serait intéressant de comparer ces résultats avec ceux des années précédentes pour vérifier si cette difficulté à accepter la différence est en hausse depuis l'accession au pouvoir de l'AKP.

Baisse des revendications liées au foulard islamique

En 1999, 74 % défendaient la possibilité pour une femme voilée d’occuper un poste dans la fonction publique. Aujourd’hui, ils ne sont que 69 % à le vouloir. De même en 1999, 76 % souhaitaient que les jeunes filles aient la possibilité de porter le voile à l'université. Ce taux est descendu à 70 % aujourd’hui.

Pratique religieuse et libertés

A la question «Est-ce que les citoyens peuvent librement remplir les obligations posées par l’Islam ?», 78 % disent OUI alors qu’ils étaient 65 % à répondre par l’affirmative en 1999. Tandis que le pourcentage de ceux qui disent NON est tombé de 31 % à 19 %.

A la question «Est-ce que les gens pieux subissent des pressions en Turquie ?», ils étaient 50 % à dire NON en 1999 alors qu’ils sont 71 % aujourd’hui. 45 % répondaient OUI à cette question en 1999, alors qu’ils ne sont plus que 24 % à répondre par l’affirmative aujourd’hui.

Mode de vie laïque et libertés

A la question «Est-ce que les milieux laïques vivent leur vie librement ?», ils étaient 79 % à dire OUI en 2006 alors qu’ils sont 86 % en 2009. A la question «Est-ce que les milieux laïques subissent des pressions ?» 83 % répondaient NON en 2006 alors qu’ils sont 87 % aujourd’hui.

Islam politique

En 1999, 26 % des sondés souhaitaient l’application de la charia alors qu’ils sont 10 % à le vouloir aujourd’hui.

Conclusion

Selon le Prof. Dr. Ersin Kalaycıoğlu, les réponses données par les sondés turcs sont comparables à celles des Chiliens, des Irlandais, des Philippins, des Slovaques, des Russes et des Chypriotes grecs.

Source : Cumhuriyet

La résistance s'organise

La semaine passée étaient placée sous le sous de l'espoir puisque deux appels importants ont été lancés.

Le 1er par Mediapart qui a initié la pétition "Nous ne débattrons pas" pour appeler à refuser de prendre part au "grand débat sur l'identité nationale". Si vous le souhaitez, vous pouvez signer la pétition qui a déjà recueilli 18.000 signatures ici.

Et le second par 20 chercheurs qui exigent la suppression pure et simple du ministère de l'identité nationale et de l'immigration.

Ouf ! On respire mieux en France.

samedi 5 décembre 2009

Liberté de religion ou de conviction en France

Voici le résumé du rapport de la commission des droits de l’homme de l’ONU sur la liberté de religion ou de conviction en France. Rapport présenté en 2005 par Asma Jahangir, Rapporteuse spéciale.

"La Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction, qui a effectué une visite en France du 18 au 29 septembre 2005, souligne dans son rapport que le Gouvernement français respecte de façon générale le droit à la liberté de religion ou de conviction, tel qu’il est protégé par les instruments internationaux pertinents, mais qu’il existe toutefois certaines zones d’ombre.

Tout en reconnaissant que l’organisation d’une société selon le principe de la séparation des Églises et de l’État garantit le droit fondamental à la liberté de religion ou de conviction, la Rapporteuse spéciale déplore que, dans certaines circonstances, une interprétation sélective et une application rigide de ce principe aient conduit à sacrifier le droit susmentionné. Elle se félicite néanmoins du débat qui se déroule actuellement au sein de la société française au sujet de la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État et estime qu’une évaluation approfondie de son application dans le contexte actuel, marqué par une diversification accrue des religions, est un processus nécessaire dans une société démocratique fondée sur l’état de droit.

Concernant la question des sectes, terme qui désigne des groupes organisés autour d’un culte mais aussi de nouveaux mouvements religieux ou de nouvelles communautés de conviction, la Rapporteuse spéciale est d’avis que la politique du Gouvernement a peut-être contribué au climat de suspicion générale à l’égard des communautés inscrites sur une liste qui a été dressée suite à un rapport parlementaire, et qu’elle a porté atteinte au droit à la liberté de religion ou de conviction de certains membres de ces communautés ou groupes.

Toutefois, la Rapporteuse spéciale a observé que depuis quelques années les autorités françaises abordaient de manière plus équilibrée ce phénomène et avaient ajusté leur politique, transformant notamment la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) en Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES). Elle n’en continuera pas moins de suivre de près les différentes actions entreprises par la MIVILUDES.

La Rapporteuse spéciale estime que la loi de 2004 sur le port de signes religieux ostensibles dans les écoles publiques se justifie dans la mesure où elle a vocation, conformément au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, à protéger l’autonomie des mineurs qui risquent d’être pressés de porter un voile ou un autre signe religieux, ou d’y être contraints. Cependant, cette loi prive de leurs droits les mineurs qui ont choisi en toute liberté de porter un signe religieux à l’école par conviction religieuse.

De plus, l’application de cette loi par les établissements d’enseignement a conduit, dans de nombreux cas, à des abus qui ont provoqué des humiliations, particulièrement chez de jeunes musulmanes. Nombreux sont ceux qui estiment qu’une telle humiliation ne peut que déboucher sur la radicalisation des personnes concernées et de leur entourage. Par ailleurs, la stigmatisation du voile a provoqué des actes d’intolérance religieuse à l’égard des femmes qui le portent hors de l’école, à l’université ou sur le lieu de travail.

Entre autres recommandations, la Rapporteuse spéciale encourage le Gouvernement à prendre des mesures appropriées pour mieux informer les autorités scolaires et, de façon plus générale, la population française, de la nature et de l’objet exacts de cette loi. Il devrait être établi clairement que le fait de porter ou d’arborer des signes religieux fait partie intégrante du droit de manifester sa religion ou sa conviction, et que ce droit ne peut être restreint que dans des conditions précises".

Coucou ! Coucou !

Les mariages gris

Après le débat sur l’identité nationale qui commence sérieusement à embarrasser son propre camp, l’hyperactif ministre de l’identité nationale et de l’immigration a décidé de s’attaquer aux mariages gris. On connaissait les mariages blancs maintenant nous avons les mariages gris.

Rappel des concepts. Le mariage blanc est un contrat entre deux adultes consentants qui décident de se marier mais qui ne consommeront pas. On sait que certains migrants ont eu recours à ce type de mariage pour obtenir la nationalité de leur conjoint. Ce sont des mariages conclus contre rémunération. Un mariage gris est selon le ministre une «escroquerie sentimentale à but migratoire». Il s’agit de "mariages de complaisance conclus lorsque l'un des deux époux est sincère et est trompé par l'autre». En bref, le mariage gris est un mariage blanc mais avec du sexe. L’un des protagonistes (l’étranger bien évidemment) est un affreux filou sans foi ni loi qui va faire croire à son/sa partenaire qu’il/elle est réellement amoureux(euse) en vue de contracter le mariage dans l'espoir d'obtenir la nationalité de son/sa conjoint(e).

Voilà à quoi s’occupe le ministre de l’immigration et de l’identité nationale : à harceler et à pourrir la vie des couples mixtes. Parce que bien évidemment, dans son schéma de pensée, un étranger ne peut s’intéresser à un citoyen français que pour ses papiers. N’est-ce pas affligeant ?

Les mariages gris chers au ministre ont inspiré un sketch à Stéphane Guillon. Sketch qui a passablement énervé le ministre qui envisagerait de porter plainte contre lui pour atteinte à sa vie privée. A vous de juger. Pensez-vous qu’il y a atteinte à la vie privée du ministre ?




Le minaret de la discorde

Je colle l'intervention de Müge qui rappelle l'historique de l'affaire qui a conduit à l'organisation d'un référendum sur l'interdiction des minarets en Suisse :

"Hürriyet a publié aujourd’hui la photo et l’histoire du minaret qui a créé la crise en Suisse: En 2004, les Turcs qui habitaient dans la ville d’Olten ont voulu ajouter un minaret à leur mosquée. Ils ont présenté leur projet à la municipalité et ont demandé le permis de construire. Dans leur pétition, ils ont écrit et assuré les autorités suisses que le minaret ne serait pas utilisé pour appel à la prière (ezan). Mais, les membres conservateurs de l’assemblée municipale d’Olten se sont opposés à ce projet de minaret. Les Turcs d’Olten se sont adressés au tribunal et l’affaire est allée jusque devant la Cour Constitutionnelle Suisse. Tous les tribunaux suisses que les Turcs se sont adressées ont décidé que les Turcs avaient le droit de construire ledit minaret et que l’opposition de la municipalité d’Olten était illégale. Lors de la procédure juridique, les Suisses d’extrême-droite ont deux fois agressé la mosquée d’Olten, ont jeté des pierres et des bouteilles de vin. Après leur victoire juridique, les Turcs d’Olten ont enfin érigé leur petit minaret. Mais voilà maintenant, les Suisses extrémistes ont porté l’affaire jusqu’à un référendum et vous savez le reste de l’histoire. D’après ce que je vois sur la photo, le minaret en question est vraiement petite et de plus en harmonie avec le style architectural de la région.

Après avoir lu et vu tout cela, je vous rejoins dans votre critique contre les Suisses dans cette affaire de minarets. Mais, il ne faut pas se contenter de protester le résultat du référendum mais étudier –comme écrivait hier Nuray Mert dans Radikal- pourquoi même les Suisses de tendance gauche ont voté pour l’interdiction de minarets. Si les partis d’extrême droite ont gagné une puissance au degré d’influencer tout le pays, alors c’est très inquiétant pour tous les Suisses.

Heureusement que les tribunaux suisses ont tous décidé en faveur des Musulmans dans cette affaire. Alors, la modification de la constitution sera annulée aussi (peut-être) par la Cour Constitutionnelle Suisse."

vendredi 4 décembre 2009

Les voyous du PKK !

Ca fait plusieurs jours que les partisans du PKK mettent le pays à feu et à sang. Ils lancent des cocktail molotov sur des bus transportant des voyageurs, jettent des pierres sur des habitations. Bref, ils terrorisent les civils qui habitent dans les régions peuplées majoritairement par les Kurdes. Des vrais voyous !

Vous savez pourquoi ? Parce que la cellule de leur gourou Öcalan ne serait pas suffisamment spacieuse. Pourtant elle est conforme aux normes européennes.

Que répondent les leaders du DTP (branche politique du PKK) ? Ils disent que ces manifestations sont normales (A. Türk, Président du DTP). Aujourd'hui, 98 maires DTP ont invité les leaders de l'opposition à séjourner une dizaine de jours sur l'île où est détenu Öcalan. Pourquoi ? Pour faire preuve d'empathie à l'égard de leur chef éternel.

Les nationalistes kurdes ont toujours les mots "empathie", "fraternité" et "paix" à la bouche mais c'est pour mieux menacer la seconde d'après. J'ai rarement entendu un sympathisant pro PKK parler des droits culturels des citoyens d'origine kurde ou des avancées qui ont été réalisées ces dernières années. Ils ne savent parler que de fédération, d'autonomie politique, de la création d'une armée et d'une police kurdes etc...

Les dirigeants du DTP se révèlent incapables d'être les interlocuteurs du gouvernement dans la résolution du terrorisme kurde. Pour eux le seul interlocuteur possible est Öcalan. Dans ces conditions, à quoi sert ce parti ? A monter les communautés turque et kurde l'une contre contre l'autre ? Toutes les manifestations organisées par le DTP pourraient être qualifiées d'insurrection. Ils seront contents le jour où éclatera une guerre civile en Turquie.

Les portraits du pouvoir

Le NewYorker a réalisé une galerie de portraits dans laquelle figurent le PM turc R.T. Erdoğan, le Président américain B. Obama et bien d'autres dirigeants mais pas le président français Nicolas Sarkozy. Vous savez pourquoi ? Et bien il parait que le Président français n'aime pas se faire tirer le portrait. Ah bon ? Pourtant, Nicolas Sarkozy a souvent instrumentalisé sa vie privée en l'exposant dans des magazines comme Gala. Mais passons !

Le photographe qui a réalisé la galerie a rapporté l'incident «Il était si impoli et agressif. C'était un choc pour moi. Quand je lui ai tendu la main, il l'a regardée et a refusé de la serrer. Il a dit (en français dans le texte, ndlr): " Qu'est-ce que c'est?! Non! Je déteste les photos!". Et il est parti en agitant la main en l'air et en criant: "Je déteste les photos".»

Bon vu le résultat il a peut-être eu raison de refuser de se faire tirer le portrait. Ils n'ont pas l'air très sympathique tous ces dirigeants. Les chercheurs nous expliquent que la beauté physique est un atout dans la vie. Les gens beaux réussiraient mieux leur vie amoureuse, professionnelle, sociale que ceux qui sont moins gâtés par la nature. A voir la galerie de portraits, on comprend que la beauté n'est pas un critère déterminant en politique.

La "nouvelle islamophobie", 6 ans après



mercredi 2 décembre 2009

Les minarets suisses

vendredi 20 novembre 2009

Islamophobie, turcophobie, xénophobie .... y a trop de phobiques

Devinette du jour. Qui a tenu ces propos ?


« La Turquie ne fait pas partie de l'Europe et ne fera jamais partie de l'Europe... Un élargissement de l'UE pour inclure la Turquie ne peut pas être considéré comme une simple extension comme dans le passé. Les valeurs universelles qui sont en vigueur en Europe, et qui sont aussi des valeurs fondamentales du christianisme, perdront de leur force avec l'entrée d'un grand pays islamique comme la Turquie. »


Quelle était la devise de l'UE déjà ? "Union dans la diversité" je crois.

La Salsa de Sarko (humour parodie)

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